Elle fait généralement partie de ce qu'on appelle les superaliments – ces aliments auxquels on attribue des super-pouvoirs à travers le monde. Ce fruit à baie doté d'une peau épaisse, le plus souvent vert-noir, s'est imposé dans le menu des passionnés de fitness et des food-hackers. Il est largement considéré comme sain et savoureux grâce à son cocktail de nutriments précieux. Quel est donc le secret de l'avocat ?
Origine et nutriments de l'avocat
Aujourd'hui, l'avocat est devenu un incontournable des supermarchés : il provient à l'origine de pays subtropicaux et tropicaux et se divise en trois types : le type antillais (W), le type guatémaltèque (G) et le type mexicain (M). On estime qu'il existe près de 400 variétés, mais seules très peu d'entre elles parviennent dans les commerces physiques. Les plus connues sont certainement les variétés Hass (G) et Fuerte (un croisement entre G et M). Elles se distinguent par leur forme (allant de ronde à piriforme) et leur peau (de verte et lisse à coriace et vert foncé/noire). Les avocats tombent de l'arbre encore verts et ne mûrissent que plus tard.
En ce qui concerne les nutriments, ils présentent un mélange très intéressant. La composition favorable de ses graisses est particulièrement mise en avant. Bien que ce fruit vert présente une teneur en graisses assez élevée d'environ 15 pour cent, ces graisses sont en grande partie des graisses saines, comme les acides gras insaturés (Oméga-3). En même temps, ils ne contiennent pratiquement pas de glucides, mais une multitude de vitamines (vitamines E, A, C, B6) et de minéraux (potassium, folate, phosphore, calcium, fer). En raison de sa teneur élevée en graisses, l'avocat n'est pas forcément un poids plume dans le menu, mais il compense largement cela grâce à ses nombreux autres nutriments.
Prisé par les végétaliens et les adeptes d'une alimentation équilibrée
L'avocat jouit d'une popularité croissante en tant qu'aliment particulièrement sain. Sa haute teneur en graisses en fait un ingrédient rassasiant et sain très apprécié dans les salades, sur du pain ou sous forme de guacamole à tartiner. Il se consomme exclusivement cru. Sa chair veloutée et tendre ne se prête pas à la cuisson, car elle devient aqueuse et perd sa saveur. Les adeptes du régime Paléo ou Low-Carb ne jurent que par l'avocat, excellente source de graisses ne contenant quasiment pas de glucides. Pour les végétariens et végétaliens, il constitue également une source de graisses, de protéines et de très nombreuses vitamines et minéraux réputés bénéfiques. On attribue en outre aux acides gras insaturés un effet favorable sur le taux de cholestérol. De plus, ils permettent au corps de bien absorber et assimiler les vitamines et autres nutriments.
Critique de l'avocat : bilan écologique & engouement pour les superaliments
En parallèle de ses nombreux bons nutriments et de ses effets positifs supposés sur le corps, on reproche également aux amateurs d'avocat de soutenir, par l'achat de ce fruit vert exotique, un aliment au bilan écologique catastrophique. Mais est-ce vraiment le cas ? Tout dépend de ce à quoi l'on compare l'avocat. Si on le compare aux fruits et légumes de saison cultivés localement, c'est évidemment tout à fait vrai. En provenance de pays producteurs comme le Mexique, le Chili ou l'Afrique du Sud, les avocats ont un long trajet de transport jusqu'à leurs pays de destination en Europe centrale. Mais c'est le cas de très nombreux aliments que l'on trouve chez nous dans les supermarchés et les hard-discounts. Le Mexique doit notamment faire face à des problèmes supplémentaires comme la déforestation illégale. Les petits producteurs d'avocats régionaux sont de plus en plus évincés par les grands producteurs. Il reste donc moins de ressources pour la population locale sur place, car les grands exploitants vendent presque exclusivement aux marchés internationaux. La demande est forte. Mais ce problème n'est pas imputable aux seuls grands producteurs d'avocats. Ce problème fondamental s'observe pour de très nombreux aliments et autres produits. On reproche également à l'avocat une consommation d'eau énorme et donc un mauvais bilan écologique. Cependant, si l'on compare avec les mêmes quantités d'autres aliments comme la viande de porc, les produits laitiers, le café ou les œufs, il faut reconnaître que ces exemples consomment soit presque autant d'eau, soit nettement plus. Cet argument n'est donc pas tenable en soi. Si nous ne mangions tous que des produits de saison et locaux, et si nous réduisions drastiquement ou stoppions la consommation de viande et de produits laitiers, nous ferions probablement un geste actif contre le dérèglement climatique. Mais en l'état, manger un avocat de temps en temps ne peut certainement pas être qualifié de pure catastrophe écologique. Si nous choisissons au moins consciemment des avocats bio issus d'une agriculture durable lors de notre achat, il est possible d'influencer favorablement au moins certains de ces points critiques.
Conseils et astuces autour de l'avocat
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La bonne maturité : Es-tu toi aussi toujours indécis(e) pour savoir si tu choisis un avocat déjà mûr ou s'il a encore besoin de quelques jours pour être bon à dégustation ? La couleur de la peau ne permet généralement pas d'en juger de manière certaine. Mais lorsque tu tiens un avocat dans la main et que tu appuies doucement avec les doigts, il doit céder légèrement. S'il est trop mou, il est probablement déjà trop mûr. S'il est encore complètement dur, laisse-le tranquillement quelques jours à la maison.
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La bonne conservation : Dès que tu as coupé un avocat, tu dois le consommer le plus rapidement possible. Sinon, il brunit rapidement et devient immangeable. Si tu ne souhaites manger qu'une moitié, utilise le côté sans le noyau et laisse le gros noyau dans la moitié que tu souhaites conserver. Emballée de manière hermétique et avec quelques gouttes de jus de citron versées sur la surface coupée, la moitié d'avocat restante se conserve pendant un jour.
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La découpe correcte : Il arrive parfois des accidents lorsque des personnes se blessent en essayant de couper un avocat en deux le long du noyau. C'est ce qu'on appelle aussi la « main d'avocat ». Pourtant, il est très simple de couper un avocat mûr à point. Coupe prudemment une sorte d'anneau dans la chair, dans le sens de la longueur autour du noyau. Tourne ensuite délicatement les deux moitiés en sens inverse, elles se détacheront ainsi l'une de l'autre et du noyau.